Quel bilan peut-on tirer des e2c ?
Christian Demuynck : Chaque année, 150 000 jeunes sortent du système scolaire sans diplôme ni qualification, éprouvant par conséquent le plus grand mal à trouver un emploi. Les écoles de la deuxième chance permettent de personnaliser l’aide à l’élève en difficulté et de le projeter dans l’univers du travail. Le problème essentiel reste l’orientation de ces jeunes et, grâce à cet outil d’insertion, on évite à des jeunes souvent désorientés de se lancer dans des secteurs bouchés. Il permet d’offrir un portefeuille de compétences comprenant savoir-être, savoir-faire et connaissances scolaires. L’expérience me paraît concluante.
Nicolas sarkozy a annoncé son intention de les généraliser. Dans quelle mesure est-ce possible ?
Christian Demuynck : Bernard Laporte s’est également prononcé en faveur de leur généralisation à l’ensemble des départements. Je ne peux donc que me féliciter de l’engagement du gouvernement en faveur de l’insertion des jeunes. concernant le financement du dispositif, l’essentiel est actuellement assumé par les collectivités territoriales. Il faut donc se tourner davantage vers les entreprises et construire des partenariats fructueux. Dans le cadre des auditions de la mission d’information sur la pauvreté et l’exclusion, mes collègues et moi même avons pu constater l’émergence d’un nouveau mode de solidarité. Ainsi, Danone ou Manpower embauchent et forment des jeunes sans qualification. c’est un gain pour la société et un espoir formidable pour ces jeunes.