Le drame ayant coûté la vie au petit Valentin pose une nouvelle fois la question du suivi des vagabonds "à risques" en France. Christian DEMUYNCK, sénateur (UMP) de Seine-Saint-Denis a présidé les travaux d'une mission d'information sur la pauvreté et l'exclusion, mission qui évoque ce problème dans son rapport.
Le document, validé le 2 juillet à l'unanimité, pointe notamment le manque de structures de dépistage et de soins psychiatriques à l'adresse des SDF. Or, les deux marginaux impliqués dans l'assassinat du petit Valentin n'étaient pas pris en charge médicalement. "Un nombre croissant de personnes vivant dans la rue sont touchées par des troubles psychologiques, certains pouvant atteindre des degrés extrêmement dangereux. Ne rien faire, c'est courir le risque de revivre de pareilles horreurs", considère le parlementaire.
Ce dernier prône le développement des centres itinérants, des permanences d'accès aux soins psychiatriques, du dépistage et des soins des troubles psychiques par un personnel qualifié. "Ces mesures doivent, par ailleurs, êtres accompagnées d'une politique vigoureuse de placement en institution spécialisée afin d'éloigner durablement les sujets les plus perturbés", déclarait-on, hier dans l'entourage du sénateur. "Il est regrettable que le débat sur le suivi psychiatrique des SDF ressurgisse au gré d'une actualité tragique, note Christian DEMUYNCK. Il est temps de mettre en oeuvre les mesures nécessaires".