01/03/2003
Plus de 80% des Français sont derrière leur Président contre la guerre en Irak. Malgré cette opinion massivement favorable, malgré le dur combat de Jacques CHIRAC dont tout le monde reconnaît la pugnacité; malgré les conséquences, hélas prévisibles, sur le plan humain et politique, on a le sentiment d'aller de manière inexorable vers le déclenchement des opérations militaires, menées par les Etats-Unis avec ou sans l'accord de l'O.N.U. Personne, notez-le ne songe à défendre Saddam HUSSEIN, sanglant dictateur. Mais aujourd'hui, ses moyens sont à l'évidence limités et ses menaces n'ont donc aucun caractère d'urgence absolue. En fait les Américains souhaitent mener une guerre préventive dont le but est de renverser le régime irakien, et de le remplacer par un régime qui, selon eux, ne soutiendra plus le terrorisme international. Cet argument a sa valeur et personne ne songe à le prendre à la légère! Même si par ailleurs, on sent bien qu'il y a derrière des arguments économiques considérables et notamment toute une politique pétrolière que les Etats-Unis veulent faire évoluer. Mais je crois qu'on n'a pas le droit de réduire à cette seule dimension les motivations américaines. Il y a derrière cela un relent d'antiaméricanisme dont il convient de se méfier. Les Américains sont nos amis et nos alliés et même si nous ne sommes pas d'accord avec eux sur ce sujet, nous n'avons pas le droit pour autant de leur prêter les desseins les plus noirs et les préoccupations les plus bassements mercantiles. Il reste néanmoins que ces opérations militaires risquent d'avoir des conséquences dramatiques. Dans le domaine de l'humanitaire d'abord. Tout le monde sait dans quel état se trouve la population irakienne, mal nourrie et mal soignée. La seule perspective qui lui reste est de subir et de mourir: quel drame! Sur le plan politique, la situation n'est guère plus brillante: il est à redouter la constitution d'un front panarabe et la multiplication d'actes de terrorismes aveugles. Vola pourquoi je crois qu'il faut tenir bon sur nos positions, derrière Jacques CHIRAC.