02/12/2009
“Agir pour la Jeunesse”, ce sont les mots du Président de la République qui annonçait, le 29 septembre dernier, les mesures gouvernementales prises en faveur des jeunes. Largement inspirées par les propositions faites dans le cadre de la mission commune d’information en faveur de la Jeunesse, dont j’étais le rapporteur, elles concrétisent les espoirs des moins de 25 ans et je m’en félicite. L’urgence est bien réelle. La jeunesse française n’en peut plus d’attendre qu’on veuille bien se préoccuper d’elle.
C’est dans cette perspective que le Sénat s’est attelé, ces dernières semaines, à “agir pour la Jeunesse” en votant l’interdiction des stages hors cursus et pour un nouveau service civique.
Le vote des sénateurs pour l’interdiction des stages en entreprise, hors cursus pédagogique, est à la hauteur des attentes de nos enfants. Le stage a une seule et unique vocation : l’immersion professionnelle des jeunes dans l’objectif de découvrir le monde de l’entreprise, ses règles, ses codes et de se confronter à la réalité des métiers. Un stage n’est pas un emploi camouflé, sous payé et dévalorisé.
Le nouveau code civil voté à la quasi unanimité, et inscrit dans le code du service national est également une réponse concrète et efficace aux souhaits et à la volonté d’engagement des jeunes. Je suis convaincu que notre proposition de loi est la bonne. Elle répond à des attentes et non des moindres, celles de la jeunesse française. Il était important de mettre en place un véritable service national basé sur le volontariat et de proposer un engagement civil et citoyen.
Je me réjouis que le Sénat soit à l’initiative des premières mesures en faveur des jeunes. Le Gouvernement s’est fixé comme objectif de leur redonner la place qu’ils méritent ; j’y travaille depuis longtemps à travers mes différents mandats, je ne peux donc que soutenir les mesures annoncées par le Président de la République et le Gouvernement.
Christian DEMUYNCK