ÉDITORIAL

 

14/10/2010

La sécurité, une liberté fondamentale

A l’occasion du projet de loi dit "LOPPSI 2", débattu au Sénat en septembre dernier, j’ai fait part, en tant qu’élu de Seine-Saint-Denis, de ma satisfaction quant à ce deuxième volet législatif en matière de sécurité qui donne plus de moyens aux forces de l’ordre. Car si une baisse globale de l’insécurité a été constatée, certaines catégories de délits sont toujours significatives et une nouvelle délinquance émerge.
 
Parce que la sécurité est une liberté fondamentale, parce que la Justice oublie trop souvent les victimes et parce que le mot “récidive“ doit disparaître du vocabulaire pénal, j’ai souligné également, lors des débats, l’importance de retrouver une Justice efficace.
 
De fait, la Seine-Saint-Denis a toujours été stigmatisée à cause de quelques délinquants qui considèrent certains quartiers de notre territoire comme des zones de non droit. Sauf que les Séquano-Dyonisiens sont, dans une très grande majorité, des citoyens comme tous les autres Franciliens qui travaillent, qui réussissent mais qui ne supportent plus l’image négative de leur département que renvoient ces voyous.
 
Dans le cadre de la LOPPSI 1, mise en place de 2002 à 2007, la police et la gendarmerie nationales ont montré leur efficacité sur le terrain. Il est regrettable que cette efficacité ne se poursuive pas actuellement au sein des tribunaux. Trop de laxisme et de tolérance dans les décisions de justice ont accentué l’insécurité dans nos villes et compliquent le travail des forces de l’ordre au quotidien. Comment empêcher la récidive ?
 
C’est le serpent qui se mord la queue !
 
Fort de vos propositions, j’ai donc défendu plusieurs amendements visant à “resserrer la vis“ au niveau des décisions pénales : peines planchers, bracelet électronique, casier judiciaire. A l’heure où le temps n’est plus à la tergiversation mais à l’action, je regrette la frilosité de certains de mes collègues parlementaires qui n’ont pas suivi mes propositions.
 
Notre système judiciaire connaît un grave disfonctionnement. Les juges ont perdu la notion de la justice, les victimes sont laissées pour compte et les délinquants agissent en toute impunité. Une réforme est nécessaire bien que compliquée.
 
Les propositions de Brice HORTEFEUX vont en ce sens. Elire nos juges pour qu’ils rendent enfin des comptes, c’est la certitude de retrouver une justice efficace.
 
Christian DEMUYNCK

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